SAINT LOUIS GRIGNION

Saint Clément La Communauté, dite des « Prêtres de Saint-Clément » à Nantes, fut fondée en 1671 par un prêtre du diocèse de Nantes, né à Gorges, René LEVÊQUE, lié à la Communauté des Prêtres de Saint-Sulpice, fondée à Paris par Jean-Jacques OLIER. Il y eut donc, dès le départ, un lien entre les Sulpiciens et la Communauté de Saint-Clément.

Les Sulpiciens étaient arrivés à Nantes en 1648 à la demande de Mgr Gabriel de BEAUVAU, évêque de 1735 à 1667, qui avait acquis un terrain pour y fonder un séminaire, entre les Minimes, à Nantes depuis 1589 - et les Ursulines établies en 1629. L'entrée du Séminaire, confié aux Sulpiciens, était placé « rue des Ursules » (actuelle rue Clémenceau).

Les Sulpiciens quittèrent Nantes en 1670, mais revinrent en 1730. Ils furent donc à Saint-Clément de 1730 à 1791.

Leur maison était située à l'Ouest de l'église paroissiale, située à l'époque en bordure de la route de Paris, à gauche en sortant, ce qui explique la façade ornée d'une statue de saint Christophe, patron des voyageurs. En face, un cimetière (à la place de l'église actuelle) avec une chapelle, d'où partait, vers la porte Saint-Pierre, la procession des Rameaux.

Le but de la Communauté des Prêtres de Saint-Clément, l'accueil spirituel des prêtres et les missions paroissiales : il y a six chambres de directeurs, 66 chambres de pensionnaires et retraitants, un vaste réfectoire, une grande bibliothèque, et un oratoire.

La Communauté assure 16 fondations de missions. Il y a une pension gratuite pour un séminariste et la Communauté doit assurer l'apprentissage d'un orphelin. Elle possède 3 maisons en ville et des biens à Rezé et à Château-Thébaud.

Saint Clément En novembre 1700 arrive à Nantes, dans la Communauté de Saint-Clément un jeune prêtre. Il vient de Paris où il a été ordonné, formé par les prêtres de Saint-Sulpice, mené durement par son directeur, M. LECHASSIER. C'est ce dernier qui a pris la décision de confier Louis GRIGNION à M. LEVÊQUE. Le jeune prêtre serait bien resté à Saint-Sulpice et rêve de partir au Canada pour convertir les « sauvages ». M. LEVÊQUE craint pour l'avenir et l'abbé GRIGNION vient prendre place à Saint-Clément. Il prêchera des missions.

Mais très vite, Louis GRIGNION se montra déçu et écrira : « Je n'ai pas trouvé ici ce que je pensais. » M. LEVÊQUE a pris de l'âge et le jansénisme a pénétré dans la Communauté.

Mme de MONTESPAN, convertie, va l'aider. Elle est à Fontevraud dont l'abbesse est sa soeur et où est religieuse une soeur de l'abbé GRIGNION. Invité à la profession, celui-ci rencontre la marquise qui l'envoie à Poitiers dont elle connaît l'évêque.

Saint Clément

 
Il reviendra en 1708 dans le diocèse de Nantes où il prêche des missions. C'est l'époque où il « bâtit » le Calvaire de Pontchâteau. En septembre 1711, le Calvaire fut démoli. Retiré à Nantes, GRIGNION devenu MONTFORT, vit à la Cour Cathuit, sur Saint-Similien, où il ouvre un petit hôpital. Il fréquente la Visitation sur la paroisse Saint-Clément. En mai 1711 le missionnaire part pour le diocèse de la Rochelle. Il mourra en 1716.

Père Jean GUEHENNEUC,
Doyen du Chapitre Cathédrale de Nantes.

Voir :
http://www.ephphata.net/grignion-de-montfort/g-d-m-generique.html
http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Montfort/Montfort.htm


N.B.

1) La statue, en tête de page, de Saint Louis Marie GRIGNION de MONTFORT, que l'on trouve dans l'église, a été donnée à la paroisse Saint-Clément par les Soeurs de la Sagesse avant la fermeture de leur couvent en juin 2044. Elles ont donné également un reliquaire contenant une très belle relique de saint Louis Marie.
2) Voici l'acte d'un baptême, sans doute le seul, célébré par l'abbé GRIGNION, le 22.4.1701 à l'église Saint-Clément.

Saint Clément
Accès au début de la rubrique